
Le japonais présente des défis que les langues européennes n'ont tout simplement pas : trois systèmes d'écriture coexistant dans un même texte, l'absence d'espaces entre les mots et un système de politesse complexe qui va bien au-delà du simple choix formel/informel. Un site WordPress traduit en japonais sans tenir compte de ces spécificités peut être techniquement correct et paraître artificiel, voire, pire encore, inapproprié dans un contexte professionnel.
Trois systèmes d'écriture dans une seule phrase
Le texte japonais mêle généralement les kanji (caractères d'origine chinoise, utilisés pour la plupart des noms et des radicaux verbaux), les hiragana (un système d'écriture phonétique utilisé pour les éléments grammaticaux) et les katakana (un système d'écriture phonétique principalement utilisé pour les mots d'emprunt et les marques). Une page traduite doit utiliser correctement et naturellement ces trois systèmes ; le recours excessif aux katakana là où les kanji seraient plus appropriés, ou inversement, est un signe courant de traduction automatique de mauvaise qualité, qui paraît étrange aux locuteurs natifs même si elle est techniquement compréhensible.
Keigo : Les niveaux de politesse japonais
Le japonais possède un système de politesse formel appelé keigo, avec des niveaux distincts selon les contextes professionnels et sociaux, bien plus nuancé que la simple distinction formel/informel que l'on trouve en français, en allemand ou en espagnol. La plupart des sites web d'entreprise devraient utiliser un registre formel modéré et cohérent (teineigo), car les formes honorifiques plus élaborées sont généralement réservées à l'étiquette professionnelle orale et non au contenu web général. L'homogénéité de ce registre sur l'ensemble d'un site est plus importante pour la perception de professionnalisme que dans la plupart des autres langues.
Pas d'espaces, comportement de mise en page du texte différent
Le japonais n'utilise pas d'espaces entre les mots, ce qui modifie le comportement des sauts de ligne et du retour à la ligne automatique par rapport aux langues utilisant des espaces. Les mises en page conçues et testées uniquement pour l'anglais ou d'autres langues utilisant des espaces peuvent présenter un rendu visuellement inesthétique du texte japonais, et les propriétés CSS de saut de ligne et de retour à la ligne nécessitent souvent un traitement spécifique au japonais pour un affichage correct.
Liste de contrôle de la qualité des traductions japonaises
- Le niveau de politesse (keigo register) est constant sur l'ensemble du site, généralement teineigo pour le contenu commercial général.
- L'utilisation des kanji, hiragana et katakana se fait naturellement, sans recourir systématiquement au katakana pour les termes qui utiliseraient normalement des kanji.
- La mise en page et le retour à la ligne sont testés par rapport à du texte japonais réel, et non déduits de la façon dont la version anglaise s'affiche.
- Les noms de marques et de produits sont vérifiés afin de déterminer s'ils doivent rester en caractères latins ou être translittérés en katakana, une décision qui varie selon la marque.
Comment GPTranslate gère la traduction japonaise
GPTranslate traduit par défaut en japonais naturel et formel, tout en préservant la mise en forme et la structure de la mise en page, et en fonctionnant en parallèle avec le même Flux de travail de l'agent IA Utilisé pour toutes les autres langues prises en charge, le rendu en japonais bénéficie donc de la même mémoire de traduction sous-jacente et des mêmes outils de cohérence.
Foire aux questions
Faut-il traduire les noms de produits en japonais ou les conserver en alphabet latin ?
Il s'agit d'un choix stratégique plutôt que d'une règle de traduction ; de nombreuses marques internationales conservent leur nom en caractères latins tout en traduisant le reste, tandis que d'autres le transcrivent en katakana pour une meilleure reconnaissance et prononciation par le public japonais.
Un seul niveau de politesse est-il approprié pour l'ensemble d'un site ?
Pour la plupart des sites web d'entreprises, oui ; un registre de langue cohérent et modérément formel sur l'ensemble du site est plus naturel que des niveaux de politesse variables d'une page à l'autre.
Conclusion
La qualité d'une traduction japonaise ne se limite pas à un choix de mots précis : un niveau de politesse constant, une utilisation naturelle des trois systèmes d'écriture et une mise en page vérifiée par rapport à un texte japonais authentique sont autant d'éléments qui contribuent à donner à un site traduit une impression de localisation professionnelle. Il est donc essentiel de vérifier ces points, car ce sont précisément les détails qu'une traduction littérale a tendance à négliger.
